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L'Agora de Trans en Provence
Les deux derniers conseils municipaux ont été largement consacrés à la finasse, non … à la finance.
L’occasion du Débat d’Orientation Budgétaire et la présentation des objectifs du budget primitif 2011, c’est à dire le projet de budget pour l'année prochaine, ont été de belles occasions pour revoir certains aspects de la santé financière de la commune. Nous avons publié ces informations à travers nos comptes-rendus et nous avons tenté de les exploiter de manière un peu différente, pour montrer des aspects sur lesquels nos élus n’ont pas l’air d’être très sensibilisés.
Nous avons donc déjà réagi sur des sujets plus importants que d’autres, en gardant bien de rester au niveau local et sans aller chercher des explications ou des boucs émissaires nationaux ; la gestion du projet de la salle polyvalente et culturelle, le lancement du grand emprunt, l’augmentation des taux fiscaux locaux.
Cet article traitera donc de ce déficit chronique du restaurant scolaire, parce qu’il se maintient à un niveau important chaque année et parce cela ne saurait se justifier, surtout en dans une période comme celle que nous vivons, dans une période où les économies budgétaires communales sont pas seulement nécessaires, mais vitales pour l’avenir.
Cette année, comme les précédentes, le restaurant scolaire présente donc un déficit de plus de 100 000 euros. Afin que celui-ci n’augmente pas, les prix des repas ont été augmentés de 2.6 à 2.75 € par repas et par scolaire, soit 5,7 %. On sent bien que la solution n’est pas satisfaisante et que les objectifs sont peu ambitieux!
Déjà, l’an passé, nous avions suggéré d’établir un barème sur la base de quota familial établi en fonction des ressources des familles comme cela se pratique dans de nombreuses communes ( (Draguignan par exemple). La solidarité impose d’aider les plus démunis, à condition qu’il le soit vraiment ! Mais, il n’y a vraiment pas de raison pour que la collectivité subventionne de manière conséquente les repas consommés par les enfants des familles qui ont des ressources suffisantes, notamment si ce repas est proposé à un prix très compétitif, puisque vendu à prix coûtant et réalisé à l’aide d’investissements déjà à la charge de la collectivité.
Il y a une première bonne raison pour revenir à une plus juste prise en charge, notamment dans une commune comme celle de Trans en Provence où la population des retraités est importante, près de 30%, qui subissent des charges sans avoir vraiment de retour. Comme l’a dit le maire, il n’y aura jamais de maison de retraite !
Par ailleurs, il semble bien que des heureuses initiatives soient prises par le comité des fêtes, en particulier, lorsqu’il organise des soirées festives avec participation financière des convives. Ceci avait suscité une vive réaction des professionnels qui considéraient qu’il y avait là une concurrence déloyale. Indépendamment de cet aspect, ces repas sont réalisés avec les professionnels de cuisine, sans doute rémunérés en « extra », mais également dans les locaux et avec des moyens communaux. Il ne serait pas injustifié qu’une partie des bénéfices réalisés à ces occasions soit reversée au budget du restaurant scolaire.
Au-delà de l’exercice d’équilibre budgétaire imposé à toutes municipalités, à Trans en Provence, il y une autre raison pour revenir à une gestion plus serrée du budget et ne pas laisser s’installer de tels déficits que ce soit sur cette ligne de dépense ou sur les autres.
C’est que la mairie pour investir, a décidé de lancer un emprunt. Rien d’autre à dire sur ce point, puisque un article assez étoffé a déjà abordé le sujet, sauf que cet emprunt n’était peu être pas si indispensable. Mais surtout, la municipalité augmente, une fois encore, les taxes locales et explique que cette augmentation est nécessaire afin de pouvoir payer les annuités de cet emprunt. Cette dernière n’est pourtant pas si considérable, puisqu’elle ne représente que les trois quarts du déficit du restaurant scolaire, ou 1% du budget global !
Le cycle d’un ménage qui s’endette et qui ne peut rembourser, se termine devant les commissions de surendettement. Dans le cas d’une commune, quand elle a dépensé de manière trop inconsidérée, elle trouve toujours de nouvelles ressources dans les poches de ses administrés. L’évolution de notre commune parmi les communes du var dans leur classement en fonction de leur pression fiscale locale est parfaitement édifiante.
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